Conseils de lecture

La forêt envahissante

1

Vents d'Ouest

15,50
Conseillé par (Libraire)
17 mars 2022

Fantastique

Un univers à la Alice au Pays des Merveilles, une quête entre rêve et cauchemar à la Magicien d’Oz, de jolies références visuelles à L’Histoire sans fin, et au milieu de tout ça, une petite fille aux cheveux bleus et sa drôle de petite baleine dans un bocal.


15,90
Conseillé par (Libraire)
17 mars 2022

Fantasy écologique

Les fantômes des créatures marines disparues hantent les océans asséchés et consument les hommes qui s’en approchent. Une fable merveilleusement mortifère dans un monde à l’agonie.


Dupuis

24,00
Conseillé par (Libraire)
17 mars 2022

Une merveille à (re)découvrir au plus vite

Catalina est une jeune femme solitaire, revêche et peu sûre d’elle. Sa relation d’amitié trop exclusive avec son ami d’enfance Xisco la frustre sans qu’elle ose s’avouer pourquoi. Un personnage féminin un peu banal, diriez-vous ? Oui, sans doute, Bridget Jones n’est pas loin. Mais qui est donc Karmen, cette autre jeune femme à la coiffure étrange et au costume de squelette, qui semble tout droit sortie du « Dias de los muertos », la fête des morts mexicaine ? Un rêve, un fantôme, un ange ? Ou au contraire, un cauchemar, un spectre, un démon ? Et que veut-elle à Catalina ? Et surtout, pourquoi lui apparaît-elle au moment où celle-ci est le plus vulnérable ? Dans sa salle de bain, seule, nue, et… peut-être un peu désespérée, aussi, non ? Comme un Little Nemo qui aurait grandi sans reprendre tout à fait pied dans sa réalité, Catalina vole, nue et invisible, au-dessus de la ville et à travers ses émotions, pour un voyage au-delà d’elle-même. Introspectif, initiatique, philosophique, oui, mais surtout inventif, audacieux et infiniment touchant. Une merveille à (re)découvrir au plus vite.


23,50
Conseillé par (Libraire)
24 mai 2021

Le choeur des femmes

À l’origine de ce roman graphique, il y a une œuvre magistrale du romancier/médecin Martin Winckler, magnifiquement féministe, au sens le moins politique et le plus humain du terme.

L’une des plus belles idées du roman (et il en regorge), c’est de laisser croire au lecteur que Jean, qui raconte l’histoire à la première personne, est un homme. Ou, plus exactement, d’écrire en évitant toute forme de féminin dans la grammaire du texte (notamment, dans le piège du masculin imposé du terme « médecin ») afin d’empêcher le lecteur de relever des indices sur la véritable identité de Jean. Car Jean est une femme, Jean comme Norma « Jean » Baker, et non comme « Jean » de la Fontaine.
Et c’est un véritable coup de génie de bouleverser ainsi la perception du lecteur, au bout de plus de cent pages, en l’obligeant à repenser toute sa lecture et à faire face à sa propre représentation du médecin.

Mais comment adapter cette idée de pure littérature dans un roman graphique ?

Eh bien, Aude Mermilliod relève le défi dès son illustration de couverture : le personnage de Jean, androgyne (androjean ?), cheveux courts et visage rond, y apparaît dans une posture énigmatique, comme si elle s’interrogeait sur son propre corps, ou comme si elle en faisait don. Et sous sa blouse grande ouverte, le blanc asexué renforce cette impression de mystère, de secret et de quête de soi.

Puis, dans les pages, en dessin et en mots, tout le bouleversant du roman de Martin Winckler, est là : les voix, les corps et les cœurs de ces femmes de tous âges, femme ou fille, mère ou adolescente, leurs douleurs, leurs bonheurs, leurs errances, leurs hésitations, leurs choix, leurs doutes, leurs erreurs, leurs courages, leurs beautés, leurs laideurs, bref leurs humanités.