DOUBLE FOCUS : Pulp, d'Ed Brubaker & Sean Phillips / Black Squaw, tome 2, de Yann et Henriet

Le tandem de choc Brubaker/Phillips s’est déjà illustré dans les univers de genre de la littérature américaine (vigilante avec « Kill Or Be Killed », film noir avec « Fatale », polar avec « Criminal », super-héros avec « Incognito »), auxquels ils ajoutent souvent une dimension fantastique (les démons corrupteurs ne sont jamais loin), avec une préférence pour les personnages sombres, tourmentés et tragiques.
Aujourd’hui, et pour la première fois, les deux auteurs s’attaquent au western, genre américain par excellence, mais, comme toujours, ils le présentent dans ce qu’il a de plus authentique et de moins romantique. De plus, ils confrontent cette vision démythifiée du Far-West à la grisaille des années 30 dans la société new-yorkaise, à peine sortie de la Grande Dépression et de la prohibition, et bientôt happée par le piège du fascisme.
C’est là que l’auteur de comics à la petite semaine Max Winters écrit des histoires de quat’sous sur un Far West qu’il a connu et qui l’a meurtri. Il ne trouve plus sa place dans cette société égoïste et égarée, mais il ne sait plus comment rêver à autre chose, et prépare plus ou moins consciemment sa propre fin…

Peu de temps avant ça, et non loin de là, à Chicago, la Prohibition fait rage et Al Capone a besoin d’un aviateur pour convoyer son alcool de contrebande. Ce sera Bessie Colman, née de père cherokee et de mère afro-américaine.
Aux commandes du récit des aventures de ce personnage hors du commun (et authentique), on retrouve le duo Yann/Henriet, déjà à l’origine du récit de guerre et d’espionnage « Dent d’ours », qui s’attelle au récit de la vie de cet authentique personnage hors du commun.
Si l’époque est sensiblement la même que dans Pulp, si le racisme et la criminalité sont omniprésents, un souffle épique parcourt cette fois l’épopée de « Black Squaw », dont le destin d’aventurière hors-la-loi se teinte du même romantisme noir que celui de Jesse James ou Billy The Kid. Tiens, du western, à nouveau ?

Scarface

Dupuis

14,50

Sur le front d'Argonne, pendant les combats de la Somme, un avion se pose en urgence au milieu du no man's land entre les tranchées. C'est celui d'une « hirondelle noire de la mort », Eugène Bullard, un pilote afro-américain au service de l'armée française pendant la Première Guerre mondiale. Un héros modèle pour l'aviatrice Bessie, jeune Américaine à peau noire que son père cherokee a surnommé « Asdayagoga » : « Corneille obstinée ». À l'heure de la ségrégation aux États-Unis, la jeune femme née au Texas se met au service d'Al Capone dont elle pilote les avions, faisant la contrebande d'alcool pendant la prohibition, pour lui permettre de financer sa passion : voler ! Entre les attaques du Ku Klux Klan et la rivalité des bootleggers, l'indomptable Bessie va devoir affronter bien des obstacles !


Delcourt

12,00

Max Winters, un écrivain de Pulps dans les années 1930 à New York, est entraîné dans une histoire qui rappele celles qu'il écrit pour cinq cents le mot - des histoires mettant en scène un hors-la-loi du Far West qui rend justice à coups de revolver.
Max sera-t-il aussi efficace que ses héros face à des braqueurs de banque, des espions nazis et des ennemis issus de son passé?